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Jovenel Moïse passe à l’offensive

novembre 18, 2017 7:46 by: catégorie: Actualité Laisser un commentaire A+ / A-

Le président de la République passe à l’offensive. Se souciant peu de multiples discussions entourant la question de la remobilisation des Forces armées d’Haïti (FAD’H) tant au niveau de la communauté nationale qu’internationale, il vient de franchir une étape décisive dans le cadre de ses promesses de campagne lors de la présidentielle du 20 novembre 2016.

La remobilisation des Forces armées d’Haïti (FAD’H) n’est plus un leurre. Contre vents et marées, le président de la République avance lentement, mais sûrement. Il a ainsi rejeté d’un revers de main les revendications de l’opposition autour de cette démarche protestant depuis plusieurs mois contre cette démarche dans plusieurs villes de province du pays. D’autant qu’il vient de publier l’arrêté constituant le haut commandement intérimaire de cette institution devant statuer sur les travaux à entreprendre en ce qui concerne le rétablissement, l’organisation et le fonctionnement de cette structure démobilisée en 1994. L’information a été confirmée dans le journal officiel de la République, Le Moniteur, le jeudi 16 novembre 2017 au numéro 39.

Ce haut commandement est constitué de six (6) postes. D’un côté, on retrouve le commandant en chef, l’assistant-commandant en chef, l’État-major général intérimaires. Et de l’autre, figurent la fonction de l’inspecteur général, l’adjudant général et l’État-major personnel du commandant en chef intérimaire. Sa principale mission consiste à planifier, organiser, programmer et contrôler l’exécution des différentes activités relatives au rétablissement de cette institution et à en assurer le suivi. Elle devra rédiger les avant-projets de règlements généraux de la FAD’H. S’ajoutent à cela d’autres tâches corolaires comme l’élaboration de la doctrine et des concepts d’emploi y relatifs. Sans omettre, entre autres, les questions d’identification des besoins en matière des ressources humaines (civiles, militaires) et d’organisation et la mise en fonction de tous les centres d’instruction à tous les niveaux.

Par cette démarche, le président de la République a rapporté les arrêtés du 6 janvier et du 6 décembre 1995. Le premier avait créé une commission de restructuration des Forces armées d’Haïti (FAD’H), tandis que le second s’était porté sur la dissolution de la Force de Police intérimaire et avait consacré l’existence d’une seule force de Police nationale sur toute l’étendue du territoire.

Par contre, peu de temps avant cette décision, des anciens officiers et hauts gradés de la FAD’H avaient appelé le chef de l’État à respecter les prescrits de la Constitution. C’est le cas de l’ancien directeur de la Police nationale d’Haïti (PNH), Mario Andrésol. Ce dernier s’est montré très sceptique quant à la volonté du président de la République de procéder à la remobilisation de cette institution. Il a été formel. Arriver à une telle démarche dans cette conjoncture sociopolitique fragile est un échec. À son avis, la charte fondamentale a indiqué les procédures à suivre en vue d’arriver à cette démarche. À ce titre, il dit reconnaitre que le président doit entrer en consultation avec le Parlement autour des mécanismes de nomination du haut État-major de cette structure.

C’est pratiquement le cas avec l’ancien colonel, Himmler Rébu. Il invite les autorités à consulter les articles de la Constitution traitant de l’existence, du fonctionnement et de la formation du haut État-major de l’Armée. À cet effet, il a évoqué la Constitution en ses articles 264 ; 264.1 et 264.4 stipulant respectivement : « Les Forces armées comprennent les Forces de Terre, de Mer, de l’Air et des Services techniques. Les Forces armées d’Haïti sont instituées pour garantir la sécurité et l’intégrité du territoire de la République. « Les Forces armées d’Haïti sont commandées effectivement par un officier général ayant pour titre de commandant en chef. Le commandant en chef des Forces armées d’Haïti, conformément à la Constitution, est choisi parmi les officiers généraux en activité de service ».

Dans cette optique, l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports a aussi exhorté le président de la République à consulter la société civile autour de ce dossier d’intérêt général avant d’embarquer dans cette voie.

Reynold Aris

raris@lenational.ht

Source : Le National

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